22.05.2008
PETIT SALON: LA REVANCHE
Vous vous souvenez du petit salon au soleil sur sa terrasse de béton ?
Eventré, démantibulé, il gisait, sa carcasse de palettes saillant de son suaire de plastique, le canapé rouge répandu, cœur éclaté, à travers les décombres du monde en ruine…
Il est ressucité.
R Kool, John New, Sir Foster et bien d'autres vous offrent
une petite leçon d'architecture dans ALBUM PHOTOS.
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16.04.2008
Un peu de détente
18:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.11.2007
OBJECTIFS: de quoi s’agit-il?
Tout le monde a droit à un logement décent ; eau potable, électricité, isolation thermique, égouts, ventilation, pas de plomb, pas de surpopulation, pas de loyers exorbitants… L’accession à la salubrité est un minimum vital qu’on devrait pouvoir garantir à chacun.
Malheureusement on se rend vite compte que les Pouvoirs Publics ne se bougent pas trop pour fournir aux moins bien lotis ce minimum. Des mesures existent, qui ne sont que rarement appliquées, à commencer par la Loi de Réquisition sur les immeubles et logements vacants de l’Ordonnance de 1945, juqu’à la récente Loi sur le Droit au Logement opposable : elles s’empilent, sédimentaires, promesses gouvernementales bien mal pesées ; « On ne vous ment pas, cette fois-ci on va VRAIMENT faire ce qu’on vous dit. Dans la mesure du possible. »
Que faire ? Dans l’urgence, démurons des immeubles vacants, ouvrons des squatts, créons des foyers, organisons des campements, distribuons des tentes… C’est illégal ? Il n’a jamais été illégal de se protéger.
Médecins du Monde et les Enfants de Don Quichotte ont distribué à foison des tentes l’hiver dernier, à Paris et ailleurs ; cette mesure semblera certainement encore une fois salutaire pour un grand nombre de personnes l’hiver prochain.Mais une tente reste un abri d’urgence. Au-delà de l’urgence de sauver des personnes et de leur porter assistance, il y a un développement à moyen terme qu’il me semble possible d’envisager.
Certaines personnes ont entrepris de construire leur abri à eux, d’accumuler des planches, des tapis, des cartons autour d’un matelas, de monter leur « home sweet home » peinard, là où c’est possible, avec les gens qu’ils ont choisi. Certains le font apparemment très bien, d’autres auraient peut-être, un jour, besoin de conseils ou d’un petit coup de main, une bâche étanche en plus, un allègement de la toiture, le remplacement de cartons mouillés par du « dur »…
Et puis d’autres encore aimeraient bien pouvoir en faire autant, mais, pour un tas de raisons, ils n’y arriveront probablement pas seuls.
Moi je suis architecte, je crois que j’ai envie de les aider.
05:00 Publié dans 1- OBJECTIFS | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Qu’appelle-t-on des abris « semi-durs » ?
Aujourd’hui beaucoup de gens ont prioritairement besoin d’abris, mais beaucoup ont aussi besoin d’abris qu’ils pourront transformer en habitats autonomes, qui leur permettront, pour un temps du moins, de « se fixer » à un endroit donné ; où elles pourront tenter de s’aménager un minimum de confort et de salubrité, d’intimité, de sécurité ; où elles pourront -je l’éspère- recevoir de l’assistance des services sociaux et de bénévoles, la visite de copains ou de voisins, et d’où elles pourront tenter d’améliorer leurs vies.
Des « abris semi-durs » se situent entre la tente -amovible- et la maison « en dur », par exemple en béton, avec des fondations ; ce sont des « cabanes » plus ou moins finies, évolutives et transformables, en fin de compte des amorces d’habitat en passe de devenir, avec le temps, « dures ».
On quitte le modèle de la tente : on peut s’y tenir debout ; on n’y dort pas à même le sol ; on peut y rester toute la journée, on peut y recevoir ses ami(e)s, on peut y mettre une table, des chaises, peut-être même un évier, on a une fenêtre, de l’air, de la lumière, et peut-être un jour de l’électricité ; on a une porte, une serrure, une boîte aux lettres…
04:00 Publié dans 2- ABRIS SEMI-DURS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Du bidonville ?
Ca pourrait y ressembler, effectivement : accumulation et assemblages de matériaux de récupération, résidus de constructions sur des terrains résiduels de la ville, par et pour des personnes qui semblent être eux-même les résidus de cette société.
Ce qui dérange dans l’idée du bidonville, c’est l’idée d’une insalubrité fixée par état/voie de fait, qui va perdurer et même s’épanouir pour constituer des quartiers, des villages, des villes entières de pauvreté et de misère, de violence, de corruption... Mais la misère galope déjà bien, et le crime est partout, non ?
03:00 Publié dans QUELQUES VERBIAGES A COMMENTER | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




